Observatoire de l'Enfance, de la Jeunesse et de l'Aide à la Jeunesse

Cartographie et données du secteur de l’Aide à la jeunesse - mars 2000

Un outil pour réussir la réforme de l’Aide a la jeunesse.

À l’heure de la concrétisation de la réforme du secteur privé de l’Aide à la Jeunesse, j’ai souhaité confier au jeune et prometteur Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse le soin d’élaborer une cartographie. Celle-ci a été réalisée en collaboration avec l’IGEAT de l’ULB.

La nouvelle politique, élaborée lors de la précédente législature dans le droit fil du Décret du 4 mars 1991, poursuit plusieurs objectifs. Il s’agit tout d’abord d’augmenter les possibilités d’accompagnement des jeunes et de leur famille en difficulté dans leur cadre de vie : c’est toute l’approche du milieu ouvert. A côté des services déjà existants comme les services d’aide en milieu ouvert (AMO), les centres d’orientation éducative (COE) et les services de prestations éducatives ou philanthropiques (SPEP), viennent s’adjoindre les services d’aide et intervention éducative (SAIE) et les centres de jour (CJ).

La réforme vise ensuite une plus grande spécificité des services afin de rencontrer plus finement les problématiques rencontrées dans notre secteur : c’est le rôle des centres d’accueil spécialisés (CAS), des centres d’aide aux enfants victimes de maltraitances (CAEM, les centres d’observation et d’orientation (COO), les centres d’accueil d’urgence (CAU), les centres de premier accueil (CPA).

Toujours indispensables, les services d’accueil et d’aide éducative (SAAE) centreront leur mission sur un accueil plus généraliste.

Enfin, j’ai à cœur un autre objectif de la réforme : la proximité des institutions et services du lieu de vie des jeunes et des familles. Le temps de l’éloignement campagnard est clairement révolu.

La cartographie qui nous est présentée propose un état des lieux précis des services existants et à venir. Elle analyse l’adéquation de ces services aux situations vécues par les jeunes et leur famille. Elle va me permettre, avec l’aide de toutes les instances consultatives du secteur, de faire des choix pertinents, éclairés et objectifs pour offrir des services proches et diversifiés aux usagers de l’Aide à la Jeunesse. Dans cet esprit, que le jeune soit placé ou maintenu en famille, l’approche socio-éducative doit constamment être sous-tendue par le principe qu’il convient de rendre aux jeunes et aux familles la confiance en soi qui permettra de traverser et de dépasser les difficultés qui ont motivé l’aide spécialisée. Et se passer de celle-ci. Cela n’est possible que si le contact est constamment maintenu entre les différents acteurs, dans le respect du rôle de chacun.

Je remercie tous ceux qui participent depuis de nombreux mois à la métamorphose de notre secteur. J’aurai à cœur, même si le voyage est mouvementé, que nous arrivions à bon port. L’outil qui nous est présenté ici nous guidera.

Nicole MARÉCHAL