Observatoire de l'Enfance, de la Jeunesse et de l'Aide à la Jeunesse

Les politiques publiques en matière d’enfance et de jeunesse au XXe siècle - mai 2005

Mieux comprendre les politiques sectorielles

Pour aider les professionnels qui travaillent en Communauté française avec des enfants ou des jeunes à mieux comprendre les modalités de fonctionnement et les origines des secteurs, l’Observatoire a confié à une équipe de l’Université de Liège (Charlotte Jamin et Nathalie Perrin, sous la direction scientifique de Pierre Verjans, J.-F. Guillaume et M. Martiniello) la réalisation d’une étude relative aux principales dimensions de l’action politique en matière d’enfance et de jeunesse au XXe siècle.

Il faut souligner que c’est la première fois qu’une pareille synthèse était tentée et que, si des secteurs, comme l’enseignement par exemple ou l’aide à la jeunesse ont déjà fait l’objet d’ouvrages qui font autorité, d’autres secteurs, comme la petite enfance par exemple commencent seulement à être étudiés.

Un relevé des initiatives publiques

Le rapport complet de la recherche fait une description des initiatives publiques qui ont eu pour cible les enfants ou les jeunes depuis le début du 20me siècle. Il distingue quatre périodes :
  1888 - 1914 : premières lois de protection de l’enfance ;
  1914 - 1940 : protection et démocratisation ;
  1940 - 1975 : les trente glorieuses et l’état providence ;
  1975 - 2003 : crise et remise en question.

Une analyse transversale est ensuite proposée.

Pour consulter ou télécharger le rapport de recherche : JAMIN C., PERRIN N., sous la direction de P. VERJANS et J.-F. GUILLAUME, Les politiques publiques en matière d’enfance et de jeunesse au XXe siècle, Université de Liège, mai 2005

L'évolution des poltiques publiques au 20e siècle

A partir des éléments rassemblés dans la première partie de l'étude, une synthèse a été tentée.

Elle met en évidence que à écouter les intervenants « de terrain » et les responsables institutionnels, on a le sentiment que toutes les initiatives publiques ont fini par se superposer au lieu de se rencontrer, s’enchevêtrer au lieu de se compléter. Elles ont pourtant en commun, quel que soit le souci qui les motive, un postulat fondamental : l’idée que l’enfance et la jeunesse constituent des groupes d’individus, dont on peut délimiter les contours de façon objective. Et c’est sur la base des découpages opérés, que l’on conçoit des actions spécifiques orientées, par exemple, vers la « petite enfance », « l’enfance », « les jeunes », « les jeunes en rupture sociale », « les jeunes de quartiers défavorisés », etc.

Minorité civile, pénale, nubile, sexuelle,enfant à protéger, jeune dont il faut se protéger, élève ressource d’avenir, les catégories sont multiples et c’est à une lecture transversale de l’évolution des politiques que nous invite la synthèse qu’a, à la demande de l’Observatoire, réalisé Nathalie Perrin avec la collaboration de C. Jamin, sous la direction scientifique de P. Verjans et J.-F. Guillaume de l’Université de Liège.

Pour consulter ou télécharger le rapport de recherche :JAMIN C., PERRIN N., sous la direction de P. VERJANS et J.-F. GUILLAUME, Analyse transversale : histoire des politiques publiques d’enfance et de jeunesse, Université de Liège, octobre 2005 (pdf)