Observatoire de l'Enfance, de la Jeunesse et de l'Aide à la Jeunesse

La Santé

SANTE : DU CHEMINEMENT D’UN CONCEPT

Longtemps limité à l’absence de maladie, le concept de santé a connu une profonde évolution. Elle a pris comme point de départ les progrès accomplis par la Déclaration d’Alma Ata concernant les soins de santé primaires et les actions de l’OMS dans le cadre de la stratégie : Santé pour tous, initiant, notamment l’élargissement du concept de santé à l’état de bien être général de l’individu en adéquation avec son milieu de vie. L’idée d’opter pour une approche holistique de la santé faisait son chemin et c’est la Charte d’Ottawa qui, en 1986, entérinera le concept de promotion à la santé et en favorisera l’application dans de nombreux pays.

Site de la DG SANTE

SANTE EN COMMUNAUTE FRANCAISE : DES COMPETENCES ET OPTIONS

Les compétences de la Communauté française en matière de santé sont définies par les lois spéciales du 8 août 1980 et du 8 août 1988, ainsi que par le décret du 19 juillet 1993 lui attribuant comme missions essentielles, l’éducation sanitaire et la médecine préventive.

Fortement inspirée par les recommandations de la Charte d’Ottawa, la Communauté française a choisi de gérer ses attributions dans une optique de promotion de la santé, officialisée par le décret du 14 juillet 1997 qui la définit comme un « processus qui vise à permettre à l’individu et à la collectivité d’agir sur les facteurs déterminants de la santé, ce faisant, d’améliorer celle-ci, en privilégiant l’engagement de la population dans une prise en charge collective et solidaire de la vie quotidienne, alliant choix personnel et responsabilité sociale. La promotion de la santé vise à améliorer le bien être de la population en mobilisant de façon concertée l’ensemble des politiques publiques. »

S’intégrant dans l’esprit de cette politique, le décret du 17 juillet 2003 (modifiant le décret du 14 juillet 1997 relatif à la promotion à la santé) donne une définition de la médecine préventive, dont le champ est inclus dans celui, plus large, de la promotion à la santé.

Il est, dès lors, préconisé de développer des pratiques de prévention les plus proches des populations, notamment par l’action de professionnels de la santé tels que l’ONE, les services de promotion de la santé à l’école.

Priorités du Plan communautaire

Le Plan communautaire opérationnel s’intéresse de manière privilégiée aux enfants et aux jeunes dans le cadre de ses trois axes fondamentaux, à savoir :

  • des principes d’action, prévoyant notamment de rendre l’accès à la santé plus équitable, de développer les capacités, les compétences et l’autonomie des jeunes en matière de santé et de promouvoir la participation citoyenne aux actions et aux projets ;
  • des acteurs prioritaires permettant d’aborder les jeunes dans leurs différents milieux de vie tels que la famille, l’accueil de la petite enfance, les lieux d’hébergement et l’école.

Le milieu scolaire regroupant les jeunes de 6 à 18 ans, soumis à l’obligation scolaire, fait l’objet d’une attention particulière puisque les compétences de la Communauté française sont particulièrement orientées vers ce public : enseignement, culture, aide à la jeunesse, sport ..., mais aussi la promotion de la santé à l’école qui a pris le pas sur l’ex Inspection médicale scolaire. Parmi les objectifs préconisés, on notera : la promotion d’actions contre les inégalités sociales (application du forfait social sur base de critères socio-économiques, primo-arrivants ...) et d’autres en faveur du bien être, de la santé mentale, la prévention du décrochage scolaire et des assuétudes ainsi que l’élaboration de programmes de santé concernant, notamment, l’alimentation, la santé affective et sexuelle.
Ces objectifs sont plus amplement détaillés dans le décret du 20 décembre 2001.

La Communauté française entend miser sur des relais (centres d’accueil, structures d’hébergement, éducateurs de rue ...) pouvant accueillir ou rencontrer, dans leur milieu de vie, des jeunes, en décrochage scolaire, marginalisés qui, du fait de la synergie de leurs facteurs de vulnérabilité, ont peu accès aux programmes classiques de santé.

Sont également concernées, les collectivités locales permettant de développer la participation citoyenne, via le milieu associatif, telles que : maisons de quartier, service d’aide à la jeunesse, maisons de jeunes, centres de santé, associations sportives, ainsi que les dispositifs mis en place par la Communauté française, en particulier, les Centres Locaux de Promotion à la Santé ;

  • des problématiques de santé prioritaires se déclinant en différents thèmes et dont celles concernant plus particulièrement les enfants et les adolescents sont les suivantes :

° la promotion de la santé de la petite enfance vise à développer des modes de vie favorables à la santé du nourrisson et de sa famille en lien avec la promotion de la santé mentale des parents, la prévention de la maltraitance et la promotion de la sécurité de vie du jeune enfant.
Les professionnels de la petite enfance doivent être sensibilisé à la nécessité d’une approche concertée et en réseau quant à la santé du petit enfant ;

° la prévention des maladies infectieuses par la vaccination prévoit, sur base des recommandations du Conseil supérieur d’hygiène du service public fédéral et du calendrier vaccinal actualisé annuellement, de vacciner le plus grand nombre d’enfants et d’adolescents de 2 mois à 18 ans contre dix maladies.
Pour atteindre cet objectif de Santé Publique, plusieurs conditions doivent être remplies quant aux vaccins, à leur facilité d’accès, au confort des enfant, à la formation et l’information des parents, mais aussi des acteurs de la vaccination ( les médecins, les services de l’ONE, les services de promotion de la santé à l’école ...).
Il est à préciser que pour les enfants dont l’âge correspond à la fenêtre du calendrier vaccinal, le vaccin est délivré gratuitement ;

° la prévention des assuétudes en liaison avec la promotion de la santé mentale repose sur la mise en œuvre d’actions conjointes et pluridisciplinaires, et notamment, celle d’aider les jeunes à se situer personnellement par rapport à la consommation de substances psycho-actives en prenant en compte leurs éventuelles problématiques de santé mentale (difficultés relationnelles, mal être, voire pathologie franche).
Il s’agit également, par des actions de sensibilisation, de déconstruire les mécanismes présentant le tabac comme un produit légitime et normal.

° la promotion de l’activité physique est considérée comme un axe majeur des stratégies à mettre en place pour induire des effets bénéfiques, évitant ainsi les risques liés à une pratique excessive et surinvestie et/ou à la consommation de boissons alcoolisées et stimulantes.
Il est prévu de valoriser le suivi médical et de poursuivre la prévention du dopage ainsi que d’intégrer un recueil de données sanitaires d’indicateurs de morbidité liée à la pratique de l’activité physique.

Pour plus d’informations :

Le site de la Direction générale de la Santé.

 

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