Observatoire de l'Enfance, de la Jeunesse et de l'Aide à la Jeunesse

Le chiffre clé

La communication familiale : des chiffres qui interpellent

Le rapport international de l’enquête HBSC (Health Behaviour in School-aged Children) vient tout juste de sortir. La Fédération Wallonie-Bruxelles dispose déjà d’une longue série de résultats. En effet, la première enquête de ce genre a eu lieu en 1985/86 avec un rythme d’un sondage tous les quatre ans, c’est aujourd’hui la huitième fois que cette étude a été conduite par le SIPES auprès des enfants francophones de notre pays, de la 5e primaire à la 6e/7e secondaire.

Les informations récoltées concernent le bien-être et la santé des enfants au sens large : santé perçue, mentale et physique, comportements de santé, comportements à risque, facteurs psychosociaux, etc.

Parmi ces facteurs psychosociaux, un point d’attention est accordé aux relations familiales, ainsi qu’aux relations sociales à l’école et en dehors. Ce sont les liens familiaux qui seront mis en avant dans cette newsletter, en lien avec les « recherches sous la loupe ».

La Belgique francophone se classe dans les pays (où l’enquête a été menée) où la discussion avec la mère et/ ou le père est la plus problématique, ce qui était déjà le cas dans les rapports précédents.

Pouvoir parler facilement avec ses parents devient également moins évident avec l’âge. Les différences se font aussi en fonction du genre de l’enfant et du parent considéré. Ainsi, si nous regardons les extrêmes 79 % des filles de 11 ans trouvent facile de parler avec leur mère, mais à 15 ans les filles ne sont que 40 % à expérimenter cette facilité relationnelle avec leur père. De manière générale, la communication semble plus aisée avec la mère (plus de 7 jeunes sur 10) qu’avec le père (plus de 5 jeunes sur 10). Les jeunes filles étant celles pour qui la difficulté est la plus grande, en particulier avec leur père.

Un des moments pouvant être un temps privilégié de discussion, le repas familial, n’est pas régulièrement expérimenté par environ 1 jeune sur 4 entre 11 et 15 ans.

Ces différents éléments se reflètent dans l’indicateur composite de communication familiale* : seul un peu plus d’un jeune de 11 ans sur trois et un jeune de 15 ans sur quatre sont dans un environnement familial où la communication peut être qualifiée de « haute qualité ».

Enfin, nous n’arrêterons pas de souligner que les inégalités socio-économiques restent encore et toujours interpellantes. En effet, quel que soit l’indicateur considéré, pour les filles comme pour les garçons, les difficultés sont toujours plus prégnantes dans les milieux les plus précarisés.

Pour les curieux :

• le rapport international de l’enquête HBSC

les premiers résultats en Fédération Wallonie-Bruxelles (factsheets sur le site du SIPES)

• Le rapport complet pour la Fédération Wallonie-Bruxelles arrive en 2017


Différentes questions ont été posées sur la qualité de la communication et utilisées dans le calcul d’un indicateur composite : parle-t-on des choses importantes ? Y a-t-il quelqu’un qui t’écoute ? Les malentendus sont-ils clarifiés ? Etc.

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